26.1.22

En poudre

Je me surveille. Je poursis l'absolu comme la mer cherche le sable. Au bout du coeur, à bout de souffle, je respire et commence déjà a me laisser entraîner. C'est vrai. L'absolu c'est me laisser entraîner. Pourtant, je me surveille. Où cette disposition m'entraînera-t-elle? Les preoccupations, les soucis, je les laisse aller. Le passé, je le dépose quelque part. Je me laisse aller, absolument renouvelée. Tout sera droit dorenavent. Personne ne me connait et je ne connais personne. Comme la mer qui coule entre les grains de sable et ne les connait pas. Je veux couler lentement envers le calme. Ne me dites rien. Je ne suis plus moi. Je rêve.


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